Les 7 Soleils

"Et puis, pensez donc : Saint-Nazaire, le port, les quais, l’océan, le vent du large, les embruns qui vous fouettent le visage..."
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Records battus

Bravo Bruno Peyron !

En 1993, le navigateur baulois fut le parrain du Pachacamac

jeudi 17 mars 2005, par Jean-Claude Chemin

- En un peu plus de cinquante jours de navigation, Bruno Peyron et son équipage viennent de pulvériser le Trophée Jules Verne (63 jours) détenu par Olivier de Kersauson et le record absolu du tour du monde de l’Américain Steve Fosset (58 jours).
- En 1993, Bruno Peyron avait accepté d’être le parrain d’un voilier aux dimensions beaucoup plus modestes que son Orange II : le Pachacamac, un 6,50 m armé par Les 7 Soleils et engagé dans la 9e édition de la mini-transat.

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Equipé par l’association Les 7 Soleils, le voilier 6,50 m Pachacamac était baptisé le 10 septembre 1993, avec pour parrain le navigateur baulois Bruno Peyron.
DR

Coque bleue portant l’effigie de Tintin et Milou, le Pachacamac avait été baptisé le 10 septembre 1993. Avec pour parrain le déjà célèbre navigateur baulois et pour marraine Aurélie, une fillette hospitalisée dans le service pédiatrique du centre hospitalier de Saint-Nazaire.

Conçu par l’architecte naval nazairien Bernard Sourisse, ce voilier prototype de 6,50 m avait été construit en matériaux composites par les étudiants de la première promotion du département Sciences et génie des matériaux de l’Institut universitaire de technologie de Nantes, avec le concours d’une dizaine d’entreprises régionales.

En accord et avec le soutien de la Fondation Hergé, l’association Les 7 Soleils avait, de son côté, réuni les moyens financiers nécessaires à l’équipement du voilier.

Sollicité pour parrainer le Pachacamac, Bruno Peyron avait immédiatement accepté. "D’abord, expliquait-il à l’époque, en souvenir de ma première mini-transat en 1977. J’étais parti sans budget. Je suis pour ce style de transat : du top niveau, pas cher. Tout est vrai là-dedans. Et puis il y a les mômes derrière, alors...".

Car, en parallèle à l’équipement du voilier, l’association Les 7 Soleils avait créé une exposition sur l’histoire de la navigation et sur Tintin et les bateaux, exposition qui était notamment présentée dans le service pédiatrie du centre hospitalier de Saint-Nazaire et dans une dizaine d’écoles et de médiathèques de la région.

Après le baptême, le Pachacamac tirait quelques bords en baie de La Baule en compagnie de Club Explorer, le catamaran que skippait Bruno Peyron à l’époque.
Le 29 septembre, à Brest, le Pachacamac prit un très bon départ.

Hélas, les concurrents devaient bientôt affronter un coup de chien tel que plusieurs furent contraints à l’abandon. Les organisateurs décidèrent d’annuler cette première étape qui aurait dû s’achever à Madère. Était-ce encore une fois l’effet de la malédiction de la momie Rascar Capac ? Le Pachacamac heurtait un objet flottant non identifié. Les dégâts causés sur le bateau devaient contraindre son skipper, Hervé Devic, à abandonner.

Les enfants purent cependant continuer à suivre la course grâce à un second voilier, dessiné lui aussi par Bernard Sourisse et skippé par son frère Patrick, un bateau tout jaune construit en bois par des lycéens nazairiens et qui portait le nom de... Tournesol. Tournesol échappa à l’anonymat du peloton, puisqu’il termina bon dernier.

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